Précarité, chômage, pauvreté, misère,
autant de mots qu'on entend sans cesse dans les pays soi-disant les plus développés!
Jamais autant de personnes, en France, en Europe, et dans le monde entier ne se sont trouvées dans des situations aussi difficiles!
Chaque parti politique, dans chaque pays, essaie de proposer une solution.
Retraite à 60 ans; 35 heures hebdomadaires; deux mesures qui auraient dû libérer des emplois et contribuer à l'embauche, et qui se sont révélées inefficaces.
La retraite à 60 ans ne peut plus être assurée à cause d'un nombre d'actifs insuffisant par retraité.
Les 35 heures sont pénalisantes, car 8 employés à 35 heures coûtent plus cher que 7 employés à 40 heures.
"Travailler plus pour gagner plus"; retraite à 67 ans; c'est la nouvelle solution qu'on propose!
"Travailler plus"; mais qui peut travailler plus?
Pour faire des heures supplémentaires, encore faudrait-il qu'il y ait du travail!
Allez dire "travaillez plus" à des employés qui se retrouvent périodiquement en chômage technique!
Allez dire "travaillez plus" aux pêcheurs et aux agriculteurs soumis à des quota!
C'est vraiment se foutre des gens!
Si chacun doit faire plus de 40 heures hebdomadaires pour avoir un salaire récent, et travailler au moins jusqu'à 67 ans pour espérer, sans garantie, une retraite décente, combien de temps les
jeunes devront-ils attendre que des places se libèrent pour enfin avoir un emploi?
Ces mesures ne résolvent rien dans nos pays développés; elles sont insultantes pour bon nombre de personnes qui, déjà travaillent plus que les autres, pour un salaire de misère.
Ces mesures n'ont pas de sens dans des pays en plein développement économique où les travailleurs sont sur exploités.
Peut-on dire "travaillez plus" aux petites ouvrières chinoises qui fabriquent à longueur de journée non produits de consommation courante, pour un salaire de misère?
Ces mesures sont tout simplement absurdes et inapplicables aux pays pauvres.
Peut-on dire "travaillez plus" aux malheureux indiens qui démantèlent les bateaux en fin de vie, ces esclaves des temps modernes qui s'épuisent à gagner, dans des conditions atroces, juste de quoi
ne pas mourir de faim?
Peut-on dire "travaillez plus" au malheureux népalais qui ne trouvent déjà pas le moindre petit boulot, et qui sont réduits à vendre leurs enfants pour survivre?
Partout, le mécontentement grandit; bientôt, la révolte gronde.
Si la révolution n'a pas encore éclaté, c'est parce que personne n'a de solution de rechange viable à proposer.
Les révolutions qui ont porté le communisme au pouvoir ont éclaté car une doctrine, une idéologie, qui promettait la liberté et le bonheur à l'humanité entière, a séduit et soulevé des peuples
opprimées et affamés.
Mais attention!
Actuellement, faute d'alternative, faute d'espoir, pourrait éclater la révolution du désespoir!
Les révolutions communistes n'ont apporté ni bonheur, ni liberté; la révolution du désespoir n'apportera que ruine et chaos.
Il faut se rendre à l'évidence: notre société judéo-chrétienne actuelle n'a plus d'avenir!
Elle court droit à sa perte dans un avenir très très proche!!!
Chaque civilisation, chaque société connaît son âge d'or, puis, peu à peu elle régresse, sombre dans la décadence, puis disparaît.
L'Histoire nous en montre de nombreux exemples, point n'est besoin de les rappeler.
Ce processus immuable et de naissance et de disparition de civilisations n'était pas extrêmement gênant tant que les diverses civilisations du monde vivaient plus ou moins séparément et
indépendamment les unes des autres, les unes naissantes, les autres à leur apogée, d'autres encore finissantes.
Mais à l'heure actuelle, où les moyens de communication performants annihilent les distances; où les industries et le commerce d'un pays dépendent de dizaines d'autres pays parfois situés à l'autre
bout du monde, nous nous retrouvons dans une société, une civilisation mondiale, unique, partout au même point de son évolution.
Il serait faux d'imaginer que les pays "en voie de développement" vont vers leur âge d'or, tandis que nous allons vers notre décadence; il serait vain d'espérer une inversion des richesses au
profit d'un sud pauvre.
Les pays pauvres ou "en voie de développement" dépendent trop étroitement des pays "riches" pour pouvoir se développer indépendamment, et la décadence des pays "riches" ne pourra qu'entraîner le
reste du monde dans une misère sans précédent!
Le monde court-il à sa perte?
Oui.
Y a-t-il une solution?
Oui:
Changer de société!
Il est urgent de faire table rase du passé, et d'instaurer au niveau mondial, une société meilleure, plus équitable, basée sur de nouvelles valeurs.
Au cours de mes prochains articles, je vous ferai part de mes idées, et vous verrez qu'avec assez d'imagination on peut instaurer une société nouvelle.
Dans mon précédent article, j'ai dressé le constat de l'échec de la société actuelle; mais d'où vient cet échec?
Deux causes majeures sont responsables de cet échec.
D'abord le fondement judéo-chrétien de la société actuelle qui fait qu'elle est basée sur l'obligation du travail:
"A la sueur de ton front, tu mangeras du pain" dit Dieu à l'homme en le chassant du paradis terrestre.
Obligation fort curieuse, qui n'a jamais semblé s'appliquer à tout le monde, et fut toujours adaptée d'une manière si curieuse que de tout temps ce furent ceux qui travaillèrent le plus qui
mangèrent le moins!
En fait, la signification réelleest qu'en quittant son statut "animal" pour celui de
chasseur cueilleur, puis accédant au statut d'agriculteur éleveur, puis d'artisan, l'homme ne peut plus se contenter de prélever sa nourriture dans la nature au fur et à mesure de ses besoins, et
dépendre de ses caprices, mais il doit assurer aussi bien à lui même qu'à sa famille, par son travail, une subsistance aussi régulière que possible, amasser des réserves, ainsi qu'un excédent qu'il
peut échanger contre des biens qu'il ne sait pas produire lui même.
La Bible ne fait que constater le passage d'un état à un autre; le passage de la vie au jour le jour, sans véritable notion du futur qui est celle de l'animal, à la vie planifiée qui est celle de
l'homme. La Bible ne prescrit pas d'ériger cette constatation en loi de vie. D'ailleurs Église et noblesse s'étaient affranchies de cette "obligation".
Alors pourquoi cette "obligation" régit-elle encore une société incapable d'offrir la possibilité de travailler à chaque homme?
La deuxième cause est le système monétaire actuel.
Je ne vais pas revenir sur l'histoire de la monnaie, mais seulement rappeler qu'après avoir été alignée entièrement, puis partiellement sur la valeur de métaux tels l'or et l'argent, depuis les
accords de la Jamaïque, de 1976, constatant que les réserves d'or ne sont pas indéfiniment extensibles, mais qu'il fallait, en raison du développement économique, accroître le nombre d'unités de
base, la valeur des monnaies est déterminée par les DTS, ou "or papier".
Les DTS sont alloués aux pays selon leur quote part au FMI.
Il en résulte que la masse monétaire de chaque pays, proportionnelle à ses excédents commerciaux, est insuffisante et inextensible par rapport aux besoins, surtout pour les pays pauvres.
Pour sortir de la situation actuelle sans issue, la première chose à faire, et je conçois qu'il s'agit d'une véritable révolution, non seulement monétaire, économique, et politique, mais aussi dans
les mentalités, est de réformer complètement le statut de la monnaie.
Baser la valeur d'une monnaie sur un métal dit "précieux" est une absurdité!
La baser sur une économie qui peut s'effondrer d'un moment à l'autre est également une absurdité!
Limiter la taille de la masse monétaire est une troisième absurdité!
La valeur de l'or, ou de tout autre métal "précieux" est d'abord une valeur fictive.
Si on mettait sur le marché toutes les réserves d'or de chaque pays, sa valeur chuterait considérablement. On peut aussi constater que certains produits, en particulier chimiques, ont une valeur
supérieure à celle de l'or. Certes, l'or est inaltérable, il est beau, mais il peut aussi être inutile!
Même en étant en possession d'une tonne d'or, peut-on soigner une personne si on n'a pas d'hôpital ni de médicaments?
Peut-on traverser un fleuve avec des lingots d'or, si on n'a pas de pont?
Peut-on remplacer une oeuvre d'art unique, avec de l'or?
Peut-on ressusciter un mort avec de l'or?
Que ce soit de l'or métal ou de "l'or papier", il s'agit d'une valeur artificielle, et toute relative.
De même, la valeur d'une monnaie n'est que celle qu'on lui donne; elle est artificielle, et n'est garantie par rien de bien valeureux.
Il est donc temps de révolutionner la monnaie, de la rendre plus abondante, tout en la garantissant sur des choses autrement plus valeureuses.
Comment?
D'abord en créant une monnaie mondiale unique, dont l'unité serait l'UMM (Unité Monétaire Mondiale), mais qui pourrait, dans chaque pays, conserver le nom de la monnaie locale.
Tout taux de change serait aboli, chaque unité monétaire locale étant égale à 1 UMM.
Supposons que 1 UMM serait sensiblement égale à 1 €.
La nouvelle masse monétaire ne serait plus aussi limitée que maintenant, mais elle serait extensible selon les besoins, car garantie sur de véritables valeurs.
Quelles seraient ces valeurs?
D'abord, la monnaie serait garantie sur les équipements qu'elle contribuerait à produire.
Actuellement, si on veut construire un hôpital, il faut trouver les fonds nécessaires; dans les pays développés, on les trouve grâce à l'impôt et aux emprunts; dans les pays pauvres, on doit
compter sur la générosité extérieure, et l'aide des organisations humanitaires et des associations caritatives.
Dans la nouvelle société, on générerait la masse monétaire nécessaire à la construction de l'hôpital, elle serait donc garantie sur un bien ayant une valeur réelle et non une valeur fictive.
Il serait de même pour tous les équipements nécessaires à chaque pays.
Actuellement, on est parfois obligé de laisser des trésors architecturaux ou autres se dégrader faute de crédits nécessaires pour les entretenir ou les rénover, et on doit recourir au sponsoring de
sociétés privées, quand on peut...
Dans la société nouvelle, on générerait la masse monétaire nécessaire à l'entretient, la rénovation, et même la reconstruction de chef d'oeuvres malencontreusement détruits, ou détruits faute
d'entretien.
Les oeuvres d'art, quelles qu'elles soient, ont bien plus de valeur qu'un tas d'or, et encore plus que de "l'or papier"!
Mais ce n'est pas tout; la monnaie serait garantie sur une autre valeur plus précieuse:
La vie.
Ne dit-on pas que la vie est le bien le plus précieux? qu'elle n'a pas de prix?
D'ailleurs tout l'or du monde ne peut rien pour ramener quelqu'un à la vie.
Donc, dans la nouvelle société, chaque vie serait considérée comme un trésor sur lequel la monnaie pourrait être garantie.
En conséquence, chaque être humain, sur la totalité de la terre, se verrait allouer mensuellement, la somme de 1500 UMM, à vie.
Le résultat immédiat de cette mesure, serait la complète disparition de la misère.
Je sais qu'on va me répliquer que c'est une utopie, que ce n'est pas faisable, que ce serait encourager l'oisiveté, que le niveau de vie n'est pas égal dans chaque pays, et que 1500 UMM serait trop
ici, pas assez ailleurs, et ainsi de suite.
Je récuse tous ces arguments, et je dis d'avance à tous ceux qui voudraient oser me les opposer:
Vos arguments sont minables, comme vous-mêmes et votre politique, et le peu d'efforts que vous faites pour résoudre les problèmes du monde!!!
Sur la question du niveau de vie:
Il est vrai que 1500 € est actuellement un salaire confortable, permettant même d'avoir des employés de maison, dans certains pays, alors que c'est tout juste suffisant pour vivre dans
d'autres.
Mais avec l'avènement d'une monnaie unique, on procéderait à un ajustement général du niveau de vie, ce qui fait que 1500 UMM permettraient de vivre partout à très peu de chose près de la même
façon.
Partout, à travail égal, le salaire serait égal.
Partout, à peu de chose près, les denrées alimentaires seraient au même prix.
Partout, à peu de choses près, les biens de consommation seraient au même prix.
Les conséquences seraient extraordinairement bénéfiques sur de nombreux points:
-Il ne serait plus nécessaire de réglementer les flux migratoires, puisque chacun pouvant vivre décemment dans son pays ne chercherait plus à émigrer vers un pays où il pense qu'il vivrait mieux.
Les frontières ne seraient plus que la délimitation de chaque pays, mais elles seraient librement franchissables, avec pour conséquence la disparition de l'odieux et juteux trafic des visas,
refusés injustement à ceux qui en ont besoin, mais illégalement vendus à vil prix à ceux qui justement devraient se les voir refuser. Ce serait également la fin des passeurs clandestins, avec leur
cortège de crimes, et de tous les trafics d'être humains.
-Les salaires étant, à travail égal, identiques partout, il ne serait plus nécessaire de dé-localiser pour rester rentable, et contrairement à ce qu'on pourrait penser, les marchandises
manufacturées ne seraient pas plus chères, puisqu'il n'y aurait plus ni taxes, ni charges, ni impôts, mais aussi moins de transport, ce qui serait également bénéfique pour l'environnement. Bien
entendu, il y aurait toujours des échanges commerciaux internationaux, mais la différence ne se ferait plus sur le prix, mais sur la qualité; chacun aurait à coeur de produire pour un même prix le
meilleur article.
-Concernant les produits agricoles, il n'y aurait plus besoin de quota pour maintenir les cours, ni besoin de détruire des excédents alors que des personnes meurent de faim. Les cours étant
sensiblement égaux partout, les agriculteurs européens pourraient exporter leurs excédents ne trouvant pas preneur sur le marché local, et permettre ainsi au personnes habitant des pays dont
l'agriculture est insuffisante pour couvrir les besoins, de se nourrir normalement. La famine deviendrait inexistante.
Concernant l'accès aux médicaments et aux soins, il serait entièrement gratuit, pour tous, dans le monde entier, chaque état étant libre de générer la masse monétaire nécessaire à couvrir l'achat
de médicaments et le coût des soins.
Sur la question de l'incitation à l'oisiveté:
D'abord, 1500 UMM ne seraient pas un encouragement à l'oisiveté, car ceux qui gagnent actuellement 1500 € savent très bien qu'on peut vivre avec cette somme, mais on ne peut pas s'acheter tout ce
dont on a envie; on peut juste avoir l'indispensable, et ceux qui seront les premiers à avancer cet argument sont ceux qui seraient bien incapables de se contenter de cette somme.
Sauf à se contenter de l'indispensable, pour avoir plus, chacun devrait donc travailler. Mais pas forcément travailler à temps plein et toute sa vie.
Chacun serait libre de travailler selon ses besoins, ou ses envies. De ce fait, le travail serait mieux partagé, et chacun qui le souhaiterait y aurait accès.
L'avantage de ce système, où les salaires seraient, nets, exempts de toute charge, c'est que pour un nombre d'heures données, peu importe le nombre de personnes employées, la masse salariale serait
identique. Ceci, pour le secteur privé, où la masse salariale serait prélevée sur le chiffre d'affaires.
Pour le secteur public, ce serait différent:
Les sommes correspondant aux salaires des personnes assurant un service public seraient générées par l'état, ce qui éviterait d'avoir recours à l'impôt d'une part, et ce qui permettrait de disposer
du nombre d'heures de travail adéquat aux besoins, sachant que peu importerait le nombre de personnes assurant ce nombre d'heures de travail.
Toujours dans l'exemple d'un hôpital, on pourrait ainsi disposer d'un personnel suffisant, faisant un nombre d'heures raisonnable par rapport à la fatigue occasionnée par leur travail, donc jamais
épuisées, et toujours au meilleur de leur forme pour la sécurité et le confort des malades.
Pompiers et police disposeraient toujours d'un nombre suffisant d'hommes pour pouvoir assurer toutes les missions en toute sécurité.
"Travailler plus pour gagner plus" serait alors une chose possible, et non un slogan de campagne creux.
Loin d'encourager l'oisiveté, ce système encouragerait chacun à faire un travail qui lui plairait, et donc ce qui serait le gage d'un travail bien fait.
Ce système aurait bien d'autres avantages:
-Disparition du travail au noir, puisque chacun serait libre de travailler sans payer ni taxes, ni charges, ni impôts.
-Disparition du travail clandestin, l'emploi de personnes sous payées ne serait plus possible, puisque les salaires seraient sensiblement les mêmes partout dans le monde, et que plus personne ne
serait en situation irrégulière, l'immigration étant libre.
-Disparition du trafic des êtres humains, et en particulier de la prostitution de jeunes femmes à qui on a fait croire qu'on allait leur offrir un travail honorable, et qui se retrouvent piégées.
Il va de soit que si plus personne n'est dans la misère, chaque personne qui désirera travailler fera très attention au choix du travail qui lui sera proposé, et ne sera plus tentée d'accepter un
travail loin de son pays, dans des conditions mal définies.
-Disparition de la "vente" d'enfants, que se soit pour adoption, pour exploitation par le travail, ou pour exploitation sexuelle. Chacun pourra élever ses enfants décemment, et chaque enfant aura
accès gratuitement aux études, y compris aux études universitaires.
-Relance de l'activité économique et industrielle: chaque personne ayant de quoi vivre normalement, indépendemment de sa situation professionnelle, sera amenée déjà à acheter les choses
indispensables dont elle a besoin; de ce fait, si on considère le nombre de personnes actuellement dans la misère, et qui se mettront à acheter, l'industrie et les services devant s'adapter à une
demande croissante seront en pleine expansion, ce qui créera des emplois, donc des opportunités de travailler, de gagner plus, et d'acheter plus.
Un tel changement de société n'est pas une utopie:
C'est une nécessité!!!
Sachant qu'actuellement, de par le monde, un milliard de personnes vivent dans la misère, et ne mangent pas à leur faim; que plus encore n'ont pas accès aux soins médicaux, peut-on rester les bras
croisés, et attendre?
Attendre quoi???
Attendre que tous les malheureux meurent? Ce qui réglerait le problème de la surpopulation?
Attendre que ceux qui sont en train de glisser vers la pauvreté se révoltent et pensent trouver la solution à leurs problèmes dans la violence et le sang?
Il n'est plus temps d'attendre!
Il faut agir!
Agir non pas au niveau national, car aucune mesure ne peut être efficace localement.
Il faut agir au niveau mondial, et de toute urgence!
Comment?
La solution la plus simple serait de réunir un sommet mondial des chefs d'état et de gouvernement pour décider de la mise en place de ce système de société, et de convenir des étapes et des
échéances, tout en sachant d'une part qu'il s'agit d'une urgence absolue, et d'autre part que le système est très facile et rapide à mettre en place.
Je pense qu'il ne faudrait pas plus de 3 à 6 mois, dans le cas le plus pessimiste, pour une mise en place le système.
Dans certains pays, où les populations sont habituées à disposer de billets de banque comportant un nombre impressionnant de zéros, il faudra un temps d'adaptation des mentalités.
Le plus long à mettre en place serait le système de santé dans les pays qui en sont démunis, non pas par manque de moyens, puisque l'argent ne serait plus un problème, mais par manque de personnel
qualifié.
Si, comme je le crains, personne au niveau gouvernemental ne souhaite l'instauration de cette société, ce sera aux citoyens d'en demander l'instauration, par tous les moyens non violents
possibles.
Dans mes prochains articles, je m'attarderai sur les détails pratiques, qui sont tous prévus, et sur les conséquences dans divers domaines de cette révolution.
Si cette idée vous intéresse, faite la connaître autour de vous!
La volonté d'instaurer une société nouvelle telle que je l'ai définie dans mon précédent article doit elle s'accompagner d'un bouleversement de la vie
politique et des institutions?
Non!
Même si je pense que des partis politiques devraient adhérer à cette idée de société nouvelle, je ne pense pas que cela nécessite la création d'un nouveau parti, ni même que cela fasse l'objet
d'une polémique entre partis, dans la mesure où je suis persuadé qu'il n'y a aucune autre solution viable pour sortir d'une crise mondiale de plus en plus grave. La crise que nous abordons dans nos
pays développés n'est pas si récente que nous avons tendance à le penser; il y a en effet déjà des décennies que la misère et la pauvreté touchent les pays que nous qualifions de sous développés,
ou en voie de développement, ce dernier terme étant jugé plus "politiquement correct" car il laisse penser que la situation s'y améliore, mais ouvrons les yeux! La situation s'y améliore pour une
élite économique, mais non pour l'ensemble de la population.
Quant à l'influence sur les institutions et sur le gouvernement des pays, elle ne peut être que bénéfique:
En effet, ce serait un immense soulagement pour chaque gouvernement que de ne plus avoir à se demander comment combler tel ou tel déficit, où trouver des crédits pour tel aménagement ou telle
action.
La fonction de ministre des finances deviendrait presque une sinécure.
La vie politique gagnerait en sérénité, et se concentrerait sur des problèmes importants, préservation et protection de l'environnement, aménagement du territoire, prévention des risques
sanitaires, qualité de l'éducation, recherche, sécurité, sans être entravée par les problèmes économiques et financiers. Autant de sujets sur lesquels il est permis d'avoir des opinions
différentes, mais qui pourraient être discutés avec beaucoup plus de sérénité!
La société nouvelle que je propose ne nécessite pas de révolution ni de bouleversement politique majeur, du moins dans les pays démocratiques.
Par contre, concernant les pays non démocratiques, il leur serait impossible d'y accéder tant qu'ils ne respecteraient pas les règles de liberté élémentaires qui doivent s'appliquer dans tout pays.
Ce serait pour eux une pression supplémentaire, et l'attrait d'accéder à une société sans problèmes économiques ferait sans doute tomber bien des régimes autoritaires.
L'instauration d'une société nouvelle ne peut qu'apporter liberté, sérénité et bien-être sur toute la terre!
La société nouvelle, résolvant les problèmes économiques, qu'adviendrait-il des diverses associations humanitaires?
Certaines associations seraient probablement amenées à disparaître, ou sinon à recentrer exclusivement leur action vers les personnes qui, pour des raisons psychologiques ou personnelles s'excluent
de la société.
Mais tant qu'une association aurait une utilité, et à condition qu'elle soit reconnue d'utilité publique, la nouvelle société ne pourrait que l'aider à jouer pleinement son rôle.
En effet, concernant les associations reconnues d'utilité publique, elles continueraient de bénéficier de la générosité des donateurs, mais les états seraient tenus de leur générer des UMM pour un
montant égal aux dons reçus le mois précédent, ce qui fait qu'elles verraient pratiquement leurs moyens doublés.
Momentanément, certaines associations, en particulier celles amenant une aide médicale, verraient leur action renforcée en l'attente de l'établissement d'un système de santé normal dans les pays
qui en sont actuellement dépourvus, et ce, le temps nécessaire à la construction des infrastructures et à la formation des personnels médicaux locaux. Elles auraient toujours un rôle de prévention
sanitaire à jouer.
Dans les pays développés, outre l'aide aux personnes en rupture de société, les associations auraient toujours un rôle à jouer dans la prévention.
Prévention de la délinquance, prévention des risques sanitaires, en particulier concernant le Sida.
Elles auraient aussi toujours un rôle dans le soutient et l'accompagnement des personnes et des familles confrontées à des problèmes de handicaps ou de maladies, ayant besoin d'une aide autre que
médicale.
Un autre champ d'action s'ouvrirait aux associations:
Dans les pays en voie de développement, les associations auraient pour mission d'accompagner les personnes pauvres dans leur sortie de la pauvreté.
En effet, passer de la misère et de la mendicité à une certaine aisance matérielle pourrait demander à certaines personnes une période d'accoutumance pendant laquelle les associations non seulement
leur feraient connaître leurs droits, mais les aideraient à s'établir dans la société, et les accompagneraient dans toutes les démarches y afférant.
La nouvelle société donne un nouveau rôle aux associations et leur donne plus de moyens.
Comme je l'ai dit dans ma présentation de la société nouvelle, il est prévu pour chaque personne un revenu minimum lui permettant de vivre dignement, le
travail étant un "plus" permettant de s'offrir plus de confort et de loisirs.
Quelles seraient les modalités pratiques de ce revenu minimum mensuel?
Ce serait très simple:
Dès sa naissance, chaque être humain se verrait attribuer un revenu minimum mensuel, cumulable avec un revenu issu du travail.
Ce revenu minimum serait de 750 UMM de la naissance jusqu'à la majorité, sauf pour les orphelins, et enfants abandonnés pour lesquels il serait de 1500 UMM dont 750 UMM gérés par la personne ou
l'institution qui s'occuperait d'eux, et 750 UMM mensuelles, qui seraient débloquées à leur majorité pour les aider à s'établir et s'intégrer socialement.
Toutefois, pour les enfants ayant leurs parents, dans le cadre de la lutte contre la surpopulation, dès le troisième enfant, seulement 500 UMM seraient versées chaque mois, et 250 à partir du
quatrième, l'excédent étant bloqué jusqu'à leur majorité.
Cette mesure éviterait que des familles aient des enfants dans le but unique d'avoir des revenus supplémentaires, et ferait prendre conscience aux familles que la surpopulation est un danger pour
la terre.
Afin d'éviter toute exploitation, le travail des mineurs serait interdit, sauf s'il entre dans le cadre d'une formation professionnelle, et à condition qu'il soit payé.
A partir de la majorité, chaque être humain se verrait allouer la somme mensuelle de 1500 UMM, jusqu'à son décès.
Dans la pratique, cela se passerait automatiquement, le compte bancaire principal de la personne étant automatiquement crédité de cette somme chaque mois.
Pour les personnes qui n'ont pas de compte bancaire, en particulier les personnes vivant en milieu rural dans les pays en voie de développement, cette somme serait distribuée en argent liquide.
Mais en règle général, et vu que la masse monétaire serait extensible, l'usage de l'argent liquide serait évité, étant remplacé le plus possible par les chèques et les paiements électroniques.
Afin d'éviter toute dérive, et surtout que les sommes devant être allouées à chaque personne ne soient pas détournées, une surveillance stricte devrait être instaurée et confiée à une institution
internationale.